Football & tournois
Des compétitions inter-quartiers rythment l'année. Malgré un terrain vétuste, l'engouement est immense. Des jeunes talents rêvent de rejoindre des clubs professionnels.
Football, art, musique, technologie, photographie : la jeunesse de Ouèssè bouge, innove et crée, malgré des routes dégradées et un manque criant de ressources politiques.
Située au nord du département des Collines, à 327 km de Cotonou, la commune de Ouèssè s'étend sur plus de 3 200 km². Elle partage une frontière avec le Nigeria à l'est et compte neuf arrondissements. Sa population de plus de 150 000 habitants est un creuset de cultures Shabè, Mahi, Adja, Fon, Peul et bien d'autres.
Cependant, Ouèssè demeure un territoire de contrastes. D'un côté, la commune dispose de richesses naturelles exceptionnelles — incluant la deuxième réserve mondiale de marbre bleu, des forêts sacrées et sept cours d'eau — portées par une jeunesse dynamique qui s'illustre dans le football, les arts visuels, la musique et le numérique. De l'autre, la dégradation du réseau routier et les défis liés à la mobilisation des ressources financières locales freinent encore son plein essor.
Entre foot, art, musique, technologie et photographie, les jeunes transforment leur quotidien.
Des compétitions inter-quartiers rythment l'année. Malgré un terrain vétuste, l'engouement est immense. Des jeunes talents rêvent de rejoindre des clubs professionnels.
Des ateliers informels voient naître des fresques murales qui racontent l'histoire de la commune. Les artistes locaux exposent leurs œuvres lors de marchés culturels.
Des soirées « open mic » et des concerts de rue sont organisés, mêlant rythmes traditionnels et influences modernes (afrobeat, hip-hop).
Des jeunes reporters documentent la vie locale. Des concours photos sont lancés pour valoriser le patrimoine et les moments festifs.
Des ateliers de codage et de montage vidéo émergent, portés par des associations. La jeunesse s'initie au numérique malgré un accès limité à Internet.
Les « bal populaires » et les soirées dansantes sont des moments de rassemblement intergénérationnel, où la joie de vivre de Ouèssè s'exprime pleinement.
Malgré son potentiel, la commune est confrontée à des obstacles majeurs.
L'extrême dégradation des axes de transport et des pistes rurales ralentit fortement les échanges, en particulier durant la saison des pluies où de nombreuses localités se retrouvent isolées. Ce déficit de connectivité pénalise l'écoulement des productions agricoles vers les marchés nationaux et restreint l'accès des populations aux services de santé et d'éducation de base.
La commune fait face à d'importants défis dans la mobilisation de ses recettes propres, ce qui freine son autonomie de développement. Par conséquent, les projets d'infrastructures hautement structurants, notamment l'extension du réseau électrique et l'accès à l'eau potable, accusent des retards majeurs dans leur déploiement.
Face à l'insuffisance des opportunités d'insertion professionnelle locale, une part importante de la jeunesse quitte la commune de Ouèssè pour rejoindre les grands pôles économiques comme Cotonou, ou s'oriente vers l'émigration transfrontalière, notamment vers le Nigeria. Ce flux migratoire continu prive le territoire d'une force vive essentielle à son développement socio-économique.
Le manque d'instruction sportive et d'éducation culturelle freine l'épanouissement des jeunes, tandis que les ateliers d'art manquent cruellement de matériel. La créativité et le talent des jeunes sont ainsi bridés par ce déficit d'encadrement pédagogique et d'infrastructures de base.
Un appel aux autorités : Ouèssè a besoin de centres culturels, de programmes de soutien à la jeunesse et d'un élan d'amour favorisant l'innovation et le développement profond. Le potentiel est là, il ne demande qu'à être valorisé.
Nous contacter pour des propositionsLes routes sont en mauvais état dans des zones comme LAMINOU AGBALOKOUGOUDO, la route allant à N'GBEHOUEDO de l'école primaire privée SEWE et d'autres. Les ressources politiques sont insuffisantes et la commune manque de moyens pour structurer le football, l'art et la musique. Le recul de la progression scolaire est également préoccupant.
La jeunesse s'investit dans le football (tournois locaux), l'art (peinture, sculpture), la musique (concerts de rue), la photographie (reportages) et des événements festifs (parties, soirées).
Oui, des festivals de musique, des expositions d'art, des matchs de football, et des soirées photographiques sont organisés régulièrement par les jeunes : LTNDR (Le Temps Nous Donnera Raison), une initiative de Gonzario Setondji Adjahoungbo, Winner Event's de Abraham Bloh, ECAO, JIJ et les GALA, etc.
En participant aux initiatives locales, en investissant dans des projets d'infrastructures, et en faisant connaître les potentialités de la commune auprès des décideurs.